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NON AU PASSE SANITAIRE ET AUX LOIS ANTISOCIALES ET SÉCURITAIRES

Parce que le passe sanitaire est une loi sécuritaire de plus et un nouvel instrument de contrôle de la population qui s’ajoute à toutes les lois autoritaires et liberticides apparues ces derniers mois (dont les lois Sécurité Globale et l’état d’urgence permanent, qu’il soit sanitaire ou
antiterroriste) .

Parce que le passe sanitaire sert à cacher l’incapacité du gouvernement à mettre en place une politique sanitaire démocratique et juste socialement (par l’égalité d’accès aux soins et un nombre suffisant de lits à l’hôpital) .

Parce que le passe sanitaire est l’occasion pour l’extrême droite de récupérer et instrumentaliser les manifestations, et par la même occasion de diffuser ses idées fascistes, homophobes antisémites, masculinistes, individualistes, et aussi d’empêcher l’expression d’autres idées que les leurs.

Parce que nous revendiquons des moyens financiers et humains bien plus importants dans les hôpitaux publics et les Ehpads, des embauches nécessaires pour permettre des conditions de travail respectueuses des exigences sanitaires, la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce pour la solidarité internationale et la santé publique, l’abandon des lois et projets sur l’assurance chômage et les retraites.

ATTAC – CNT – FSU – LFI – NPA –  [Jura] – Autonomes

La répression En Marche continue

Mercredi 28 août JM, gilet-jaune de la première heure et engagé dans le mouvement antipasse, répond à une convocation de la police en se présentant au commissariat de Lons le Saunier. Il est immédiatement mis en garde à vue sans explication malgré ses demandes répétées. Il réclame la visite d’un médecin et le recours à un avocat, comme le droit l’y autorise.

Après une nuit en geôle, JM accompagné de son avocate est auditionné par une capitaine de police qui lui reproche d’avoir insulté des représentants de l’État en ayant déposé une pancarte sur la permanence de la député En Marche (ou crève) Brulebois. JM ne garde pas le silence (comme le droit l’y autorise aussi) et répond aux questions de la policière, lui expliquant entre autres qu’il a participé à une manifestation qu’il croyait déclarée et qu’il ne fait pas partie de organisateurs. La policière lui fait copieusement la morale et rédige un PV d’audition qui après relecture de l’avocate, s’avère faux ! Il indique que JM reconnaît avoir participé à une manifestation non déclarée. Devant la vigilance de l’avocate, la représentante des intérêts de l’État fait machine arrière et corrige son « erreur ». JM sera encore brièvement auditionné dans la matinée avant d’être relâché dans l’après-midi, le procureur en a décidé ainsi et la suite se jouera au tribunal, où nous l’espérons JM bénéficiera du soutien dont il aura besoin.

Cette garde-à-vue est le prolongement d’une répression politique qui s’est abattue sur les militant.es locaux depuis les manifestations en opposition à la contre-réforme des retraites. Nombre de PV « sans contact » à 135€ et dont la légalité est aujourd’hui mise en cause, sont arrivés dans de nombreuses boites aux lettres et ont continué de pleuvoir durant le premier confinement à la suite du 1er mai. Cette méthode de PV sans contact a d’abord été expérimenté dans les quartiers populaires avant de devenir un outil de répression du mouvement social.

Aujourd’hui à Lons le Saunier, ville de 18 000 habitant.es, la répression politique en est depuis un an environ, à trois gardes à vue, deux arrestations de quelques heures et des dizaines de PV  sans contact. Si d’un côté cela met en évidence la vitalité locale de la résistance aux politiques antisociales de l’État, cela démontre également que celui-ci, aux abois, et prêt à tout pour réprimer celles et ceux qui s’opposent à lui et à son monde.